Catherine Pozzi
Jean Paulhan
Mireille Havet
Valery Larbaud

a manière dont je conçois le métier d’éditrice – confronter ligne à ligne les textes saisis aux manuscrits autographes, travailler étroitement avec les chercheurs qui veulent bien me confier leurs travaux, aller en bibliothèque pour traquer d’ultimes précisions ou lire de nouveaux manuscrits, concevoir et réaliser la mise en page, corriger les épreuves, composer la maquette, choisir et numériser les illustrations et les fac-similés, les caractères et les papiers, m’occuper moi-même du service de presse et des commandes des libraires, faire les paquets et les factures – m’a amenée à fonder en 1996 ma propre fabrique de livres. Bien que ce choix d’indépendance me permette d’échapper aux contraintes qui commandent d’ordinaire la vie des entreprises éditoriales, mon activité n’en demeure pas moins lourde à gérer et délicate à maintenir.

D’emblée, je me suis spécialisée, à raison de 2 ou 3 nouveautés par an seulement, dans le registre autobiographique, que j’aime lire et qui m’apprend des choses du point de vue de l’histoire littéraire : journaux intimes, correspondances littéraires, textes autobiographiques et mémoires inédits, rédigés par des écrivains du XXe siècle, couvrant la période comprise entre l’Affaire Dreyfus et mai 1968… J’ai eu la chance de pouvoir reprendre à mon catalogue certains des journaux intimes et correspondances que j’avais publiés autrefois chez les éditeurs qui m’apprirent le métier : Ramsay (1985-1991), Seghers (1991-1994) ou Verdier (1995). Et, bon an mal an, je travaille à exhumer de nouveaux écrits autobiographiques, selon mon rythme – qui est lent, ce sont des livres fort complexes à éditer –, selon mon goût – qui est éclectique, pour toutes les formes de cette littérature –, selon ma manière – qui est, je le voudrais, scrupuleuse. Pour les années à venir, j’aimerais, en principe, donner à lire :

Il faut dire que je me suis spécialisée, à raison de 2 ou 3 nouveautés par an seulement, dans le registre autobiographique, que j’aime lire et qui m’apprend des choses du point de vue de l’histoire littéraire : journaux intimes, correspondances littéraires, textes autobiographiques et mémoires inédits, rédigés par des écrivains du XXe siècle, couvrant la période comprise entre l’Affaire Dreyfus et Mai 1968…

J’ai eu la chance de pouvoir reprendre à mon catalogue certains des journaux intimes et correspondances que j’avais publiés autrefois chez les éditeurs qui m’apprirent le métier : Ramsay (1985-1991), Seghers (1991-1994) ou Verdier (1995). Et, bon an mal an, je travaille à exhumer de nouveaux écrits autobiographiques, selon mon rythme – qui est lent, ce sont des livres fort complexes à éditer –, selon mon goût – qui est éclectique, pour toutes les formes de cette littérature –, selon ma manière – qui est, je le voudrais, scrupuleuse. Pour les années à venir, j’aimerais donc donner à lire :

• Les années 1934 à 1948 du Journal du jeune Henri Thomas, encore sous la double influence d’André Gide et d’Antonin Artaud (édition établie par Nathalie Thomas, annotée par Luc Autret, préfacée par Jérôme Prieur). À paraître en décembre 2007.

• Après les tomes du Journal 1918-1919 et 1919-1924 déjà publiés, encore deux nouveaux volumes du “Journal d’adulte” de Mireille Havet : 1924-1927 (à paraître en mars 2008), puis 1927-1930, qui couvrent les terrifiantes dernières années de sa courte vie, puis je publierai son Journal de Jeunesse, 1913-1918. Ces parutions seront accompagnées de nouvelles éditions de son recueil de nouvelles, La Maison dans l’œil du chat, et de sa Correspondance avec Guillaume Apollinaire (éditions établies par Dominique Tiry, Pierre Plateau, Roland Aeschimann et Claire Paulhan).


• Une nouvelle édition, augmentée et annotée, de la Correspondance 1953-1967 échangée entre Jean Paulhan et Georges Perros (édition établie et annotée par Thierry Gillyboeuf).

• Les Lettres 1933-1963 de l’écrivain libertaire Georges Navel à Jean Paulhan (édition établie et annotée par Patrick Fréchet).

• Une nouvelle édition, augmentée et annotée, de la Correspondance 1953-1967 échangée entre Jean Paulhan et Georges Perros (édition établie et annotée par Thierry Gillyboeuf).

• Un recueil de textes de Henri Calet sur Paris : Paris à la maraude (édition établie et annotée par Michel Schmitt).

• Un roman inédit de Jean Guéhenno, La Jeunesse morte, la Correspondance André Spire/Jean-Richard Bloch, la suite du Journal de Ferdinand Bac, un volume autour de l’émincence grise des Décades de Pontigny, Paul Desjardins… & encore, certaines des correspondances croisées de Jean Paulhan, décryptées et annotées comme elles le méritent : avec Marc Bernard, Jacques et Isabelle Rivière, Félix Fénéon, Gaston Chaissac, Jean-Richard Bloch, Joe Bousquet, Armand Robin, Antonin Artaud ou Jules Supervielle… & enfin, l’”autobiographie” d’une île entre les deux guerres : Port-Cros, qui fut alors le lieu des vacances en forme de “robinsonnades” de La NRF…


Pour mener à bien de tels projets, qui sont parfois très longs, complexes et souvent assez risqués, il est évident que j’ai besoin de l’aide de chacun – critique, libraire, prescripteur ou tout simplement amateur d’histoire littéraire ; or, la meilleure manière de m’encourager et de m’aider, c’est assurément – et peut-être de plus en plus – le bouche-à-oreille. Merci donc de votre attention.

Claire Paulhan, octobre 2007

P. S. Certains de mes titres commencent à s’épuiser, ce qui est à la fois une bonne chose (ces livres ont trouvé leur public) et un gros problème financier et moral pour moi (je n’ai pas d’argent pour les rééditer et cela m’ennuie beaucoup de les savoir indisponibles) : je cherche donc actuellement une solution pour faire numériser ces titres épuisés, de telle sorte que textes et appareils critiques soient accessibles, au moins pour les chercheurs, sur internet.



Vente aux particuliers :

Si vous désirez être tenu au courant de chacune de mes parutions, veuillez vous inscrire à la Lettre d'information.
La librairie «Les Autodidactes» (53, rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris. Tél./Fax : 01-43-26-95-18) propose continuellement tous mes titres à la vente. (Ouverture du lundi au samedi inclus, de 11 heures à 18 heures 30). Fermeture estivale : 29 juillet au 26 août inclus.
D’autres librairies parisiennes, comme La Hune, Tschann, Gallimard, Anima, Compagnie, Autrement, L’Écume des pages, Galignani, Michèle Ignazi, Les Cahiers de Colette, Touzot, Le Divan, la Librairie des Prés (spécialisée dans la petite édition), la librairie des Abbesses, les chaînes de librairies L’Arbre à Lettres, Fnac, La Procure, Fontaine, etc. réassortissent régulièrement mes livres. Mais si vous n’y trouvez pas le titre que vous souhaitez, vous pouvez, dans toutes ces librairies et les autres, leur demander de me commander des livres, que je m’efforce d’envoyer dans les 48 heures, par poste, ou par transporteur PRISME, selon les conditions ci-dessous.

Vente aux librairies :

Remise : - 36 %
Compte ferme uniquement !! (et pro-forma pour ceux qui ont du mal à payer dans les temps). Factures acquittables à 60 jours fin de mois
Participation forfaitaire aux frais de port :
Envoi par poste en «Colissimo» : 4 € par colis (pour l’étranger : 4 à 8 €, par colis en selon la destination, "courrier économique")
Envoi par PRISME : pas de frais de port.

Commandes par courrier ou fax :
à l’adresse des éditions Claire Paulhan :
85, rue de Reuilly
75012 Paris
Fax : 01.43.41.47.38

Commandes par coursier :
à mon comptoir de vente, Librairie «Les Autodidactes», 53, rue du Cardinal-Lemoine, 75005 Paris. Tél./ Fax : 01 43 26 95 18. Ouverture du lundi au samedi inclus, de 11 heures à 18 heures 30. Fermeture estivale en août.
courriel


Manuscrits :

Devant l'afflux grandissant de manuscrits qui ne correspondent pas du tout à mon domaine d'éditions, je me suis résolue, à mon grand regret, à ne pas prendre connaissance des textes que je n'avais pas personnellement et explicitement demandés. En revanche, je réponds volontiers aux courriers et courriels qui s'enquièrent de l'intérêt que je peux éprouver pour tel ou tel sujet d'histoire littéraire, qu'il relève de la correspondance, du journal intime ou des mémoires.
Les manuscrits non sollicités ne seront retournés à leurs auteurs que s’ils sont accompagnés du montant des frais de port, sous forme de timbres.


© Éditions Claire Paulhan
Éditions Claire Paulhan. littératures autobiographiques. Guillaume Apollinaire, Antonin Artaud, Jacques Audiberti, Ferdinand Bac, Marc Bernard, Rachel Bespaloff, Joe Bousquet, Henri Calet, Albert Camus, Gaston Chaissac, Jean Cocteau, Jacques Copeau, Paul Desjardins, Paul Éluard, Félix Fénéon, Jean Follain, André Gide, Jean Grenier, Mireille Havet, Georges Hyvernaud, Pierre Jean Jouve, Valery Larbaud, Michel Leiris, Georges Navel, Jean Paulhan, Georges Perros, Catherine Pozzi, Jehan Rictus, Isabelle Rivière, Jacques Rivière, Armand Robin, Marcel Sauvage, Jules Supervielle, Henri Thomas, Paul Valéry, Jean Wahl.