a
manière dont je conçois le métier d’éditrice – confronter
ligne à ligne les textes saisis aux manuscrits autographes,
travailler étroitement avec les chercheurs qui veulent
bien me confier leurs travaux, aller en bibliothèque
pour traquer d’ultimes précisions ou lire de nouveaux
manuscrits, concevoir et réaliser la mise en page, corriger
les épreuves, composer la maquette, choisir et numériser
les illustrations et les fac-similés, les caractères
et les papiers, m’occuper moi-même du service de
presse et des commandes des libraires, faire les paquets et
les factures – m’a amenée à fonder
en 1996 ma propre fabrique de livres. Bien que ce choix d’indépendance
me permette d’échapper aux contraintes qui commandent
d’ordinaire la vie des entreprises éditoriales,
mon activité n’en demeure pas moins lourde à gérer
et délicate à maintenir.
D’emblée,
je me suis spécialisée, à raison de 2
ou 3 nouveautés par an seulement, dans le registre autobiographique,
que j’aime lire et qui m’apprend des choses du
point de vue de l’histoire littéraire : journaux
intimes, correspondances littéraires, textes autobiographiques
et mémoires inédits, rédigés par
des écrivains du XXe siècle, couvrant la période
comprise entre l’Affaire Dreyfus et mai 1968… J’ai
eu la chance de pouvoir reprendre à mon catalogue certains
des journaux intimes et correspondances que j’avais publiés
autrefois chez les éditeurs qui m’apprirent le
métier : Ramsay (1985-1991), Seghers (1991-1994) ou
Verdier (1995). Et, bon an mal an, je travaille à exhumer
de nouveaux écrits autobiographiques, selon mon rythme – qui
est lent, ce sont des livres fort complexes à éditer –,
selon mon goût – qui est éclectique, pour
toutes les formes de cette littérature –, selon
ma manière – qui est, je le voudrais, scrupuleuse.
Pour les années à venir, j’aimerais, en
principe, donner à lire :
Il faut dire que je me suis spécialisée, à
raison de 2 ou 3 nouveautés par an seulement, dans le registre
autobiographique, que j’aime lire et qui m’apprend
des choses du point de vue de l’histoire littéraire
: journaux intimes, correspondances littéraires, textes
autobiographiques et mémoires inédits, rédigés
par des écrivains du XXe siècle, couvrant la période
comprise entre l’Affaire Dreyfus et Mai 1968…
J’ai eu la chance de pouvoir reprendre à mon catalogue
certains des journaux intimes et correspondances que j’avais
publiés autrefois chez les éditeurs qui m’apprirent
le métier : Ramsay (1985-1991), Seghers (1991-1994) ou
Verdier (1995). Et, bon an mal an, je travaille à exhumer
de nouveaux écrits autobiographiques, selon mon rythme
– qui est lent, ce sont des livres fort complexes à
éditer –, selon mon goût – qui est éclectique,
pour toutes les formes de cette littérature –, selon
ma manière – qui est, je le voudrais, scrupuleuse.
Pour les années à venir, j’aimerais donc donner
à lire :
• Les années 1934 à 1948 du Journal du jeune Henri Thomas,
encore sous la double influence d’André Gide et d’Antonin
Artaud (édition établie par Nathalie Thomas, annotée par
Luc Autret, préfacée par Jérôme Prieur). À paraître
en décembre 2007.
• Après les tomes du Journal 1918-1919 et 1919-1924 déjà publiés,
encore deux nouveaux volumes du “Journal d’adulte” de Mireille
Havet : 1924-1927 (à paraître en mars 2008), puis 1927-1930, qui
couvrent les terrifiantes dernières années de sa courte vie,
puis je publierai son Journal de Jeunesse, 1913-1918. Ces parutions seront
accompagnées de nouvelles éditions de son recueil de nouvelles,
La Maison dans l’œil du chat, et de sa Correspondance avec Guillaume
Apollinaire (éditions établies par Dominique Tiry, Pierre Plateau,
Roland Aeschimann et Claire Paulhan).
• Une nouvelle édition, augmentée et annotée,
de la Correspondance 1953-1967 échangée entre Jean
Paulhan et Georges Perros (édition établie et annotée
par Thierry Gillyboeuf).
• Les Lettres 1933-1963 de l’écrivain libertaire Georges Navel à Jean
Paulhan (édition établie et annotée par Patrick Fréchet).
• Une nouvelle édition, augmentée et annotée,
de la Correspondance 1953-1967 échangée
entre Jean Paulhan et Georges Perros (édition établie
et annotée par Thierry Gillyboeuf).
• Un recueil de textes de Henri Calet sur Paris : Paris à la maraude (édition établie et annotée par Michel Schmitt).
• Un roman inédit de Jean Guéhenno, La Jeunesse morte, la
Correspondance André Spire/Jean-Richard Bloch, la suite du Journal de
Ferdinand Bac, un volume autour de l’émincence grise des Décades
de Pontigny, Paul Desjardins… & encore, certaines des correspondances
croisées de Jean Paulhan, décryptées et annotées
comme elles le méritent : avec Marc Bernard, Jacques et Isabelle Rivière,
Félix Fénéon, Gaston Chaissac, Jean-Richard Bloch, Joe Bousquet,
Armand Robin, Antonin Artaud ou Jules Supervielle… & enfin, l’”autobiographie” d’une île
entre les deux guerres : Port-Cros, qui fut alors le lieu des vacances en forme
de “robinsonnades” de La NRF…
Pour mener à bien de tels projets, qui sont parfois très
longs, complexes et souvent assez risqués, il est évident
que j’ai besoin de l’aide de chacun – critique,
libraire, prescripteur ou tout simplement amateur d’histoire
littéraire ; or, la meilleure manière de m’encourager
et de m’aider, c’est assurément – et
peut-être de plus en plus – le bouche-à-oreille.
Merci donc de votre attention.
Claire Paulhan, octobre 2007
P. S. Certains de mes titres commencent à s’épuiser,
ce qui est à la fois une bonne chose (ces livres ont trouvé leur
public) et un gros problème financier et moral pour moi
(je n’ai pas d’argent pour les rééditer
et cela m’ennuie beaucoup de les savoir indisponibles)
: je cherche donc actuellement une solution pour faire numériser
ces titres épuisés, de telle sorte que textes et
appareils critiques soient accessibles, au moins pour les chercheurs,
sur internet.

Vente
aux particuliers :
Si vous désirez être tenu au courant de chacune de
mes parutions, veuillez vous inscrire à la Lettre
d'information.
La librairie «Les Autodidactes» (53, rue du Cardinal
Lemoine, 75005 Paris. Tél./Fax : 01-43-26-95-18) propose
continuellement tous mes titres à la vente. (Ouverture
du lundi au samedi inclus, de 11 heures à 18 heures 30).
Fermeture estivale : 29 juillet au 26 août inclus.
D’autres librairies parisiennes, comme La Hune, Tschann,
Gallimard, Anima, Compagnie, Autrement, L’Écume des
pages, Galignani, Michèle Ignazi, Les Cahiers de Colette,
Touzot, Le Divan, la Librairie des Prés (spécialisée
dans la petite édition), la librairie des Abbesses, les
chaînes de librairies L’Arbre à Lettres, Fnac,
La Procure, Fontaine, etc. réassortissent régulièrement
mes livres. Mais si vous n’y trouvez pas le titre que vous
souhaitez, vous pouvez, dans toutes ces librairies et les autres,
leur demander de me commander des livres, que je m’efforce
d’envoyer dans les 48 heures, par poste, ou par transporteur
PRISME, selon les conditions ci-dessous.
Vente
aux librairies :
Remise : - 36 %
Compte ferme uniquement !! (et pro-forma pour ceux qui ont
du mal à payer dans les temps). Factures acquittables à
60 jours fin de mois
Participation forfaitaire aux frais de port :
Envoi par poste en «Colissimo» : 4 € par colis
(pour l’étranger : 4 à 8 €, par colis
en selon la destination, "courrier économique")
Envoi par PRISME : pas de frais de port.
Commandes par courrier ou fax :
à l’adresse des éditions Claire Paulhan :
85, rue de Reuilly
75012 Paris
Fax : 01.43.41.47.38
Commandes par coursier :
à mon comptoir de vente, Librairie «Les Autodidactes»,
53, rue du Cardinal-Lemoine, 75005 Paris. Tél./ Fax : 01
43 26 95 18. Ouverture du lundi au samedi inclus, de 11 heures
à 18 heures 30. Fermeture estivale en août.
courriel
Manuscrits :
Devant l'afflux grandissant de manuscrits qui ne correspondent
pas du tout à mon domaine d'éditions,
je me suis résolue, à mon grand regret, à
ne pas prendre connaissance des textes que je n'avais
pas personnellement et explicitement demandés. En revanche,
je réponds volontiers aux courriers et courriels qui s'enquièrent
de l'intérêt que je peux éprouver pour tel
ou tel sujet d'histoire littéraire, qu'il relève
de la correspondance, du journal intime ou des mémoires.
Les manuscrits non sollicités ne seront retournés
à leurs auteurs que s’ils sont accompagnés
du montant des frais de port, sous forme de timbres.